Source: leprogres.fr, 06/04/11Début d’incendie au centre Leclerc d’Andrézieux-Bouthéon
Le centre Leclerc d’Andrézieux-Bouthéon a du être évacué hier à 12 h 30. Tous les clients ont été conviés à quitter la grande surface, envahie par d’importantes fumées.
Toutefois, ils ont pu vaquer à leurs courses moins d’une demi-heure plus tard, lorsque tout danger a été écarté.
Un incendie s’était effectivement déclaré dans la galerie marchande qui longe les caisses de Leclerc. Le feu a pris dans l’arrière-boutique d’un magasin de confection et a embrasé deux cartons, avant d’être stoppé net.
Les flammes et la fumée ont déclenché l’extinction automatique qui équipe le magasin. Le système se déclenche par zone et n’a arrosé que trois magasins de la galerie marchande : le lieu du sinistre, un coiffeur et une parfumerie. Cela s’est avéré efficace puisque l’incendie était éteint à l’arrivée des sapeurs-pompiers.
Selon les premiers éléments recueillis, ce départ de feu aurait été provoqué par un court-circuit électrique.
Les gendarmes de la brigade locale se sont rendus sur les lieux.
De l'utilité des sprinklers

Didier- Admin
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De l'utilité des sprinklers

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Re: De l'utilité des sprinklers
Extinction incendie
L’extinction automatique à eau consacrée par le réglement
Octobre 2011
Propos recueillis par David Kapp
Au fil des mises à jour du règlement de sécurité, la part occupée par les
systèmes d’extinction automatique à eau de type sprinkleur n’a cessé de croître.
Le Lieutenant colonel Philippe Andurand, chargé de mission au Bureau de la
réglementation incendie et des risques courants, revient avec nous sur ces
changements
Face au Risque. Comment sont présentés les systèmes sprinkleurs
dans le règlement ERP ?
Philippe Andurand. Le règlement de sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) du 25
juin 1980 parle de « systèmes d’extinction automatique à eau de type sprinkleur
». Ils sont évoqués dans 53 articles et à 65 reprises, aussi bien dans le livre
du règlement relatif aux ERP du premier groupe que dans les parties concernant
des types particuliers et spéciaux. Dans le premier livre, les références
concernent les chapitres relatifs aux moyens de secours (7 articles MS), à la
construction (5 articles CO) et aux installations électriques (1 article EL).
Cette solution d’extinction n’a pas toujours été aussi présente ?
P. A. En effet, dans une version antérieure, l’arrêté du 13 août 1954
ne comportait que deux articles sur les sprinkleurs. Ces articles étaient issus
de la section relative aux moyens d’extinction. L’article MS31 traitait des
installations fixes d’extinction à commande automatique ou manuelle. Son premier
paragraphe disposait que « des installations fixes d’extinction à eau, genre
sprinkleurs, peuvent être exigées ; dans ce cas, on doit s’assurer que la
hauteur des plafonds ne constitue pas un retard à leur fonctionnement et
qu’aucun obstacle ne s’oppose à leur efficacité. » Ensuite, l’article MS 32
clôturait le sujet en indiquant que « ces installations doivent présenter
toutes garanties de fonctionnement. » Ces articles ont été repris à
l’identique dans le règlement du 23 mars 1965, le règlement que les
préventionnistes devaient appliquer avant l’arrêté du 25 juin 1980. Le seul
changement entre les deux versions concerne le troisième paragraphe de l’article
MS 31 qui exigeait que les installations automatiques comportent un dispositif
d’alarme permettant de localiser les têtes d’extinction actionnées.
Comment expliquez-vous que cette solution d’extinction ait pris plus de
place dans le règlement ?
P. A. En définitive, les précédents règlements étaient dans une
logique d’objectifs à atteindre. Ils considéraient le recours aux sprinkleurs
comme relativement exceptionnel, c’est d’ailleurs ainsi qu’on peut interpréter
le « peut être exigé » qu’on imagine s’appliquer à des situations
particulièrement difficiles sur le plan de la sécurité incendie. A partir de
1980, les sprinkleurs seront de plus en plus présents et la philosophie change :
la présence d’un système d’extinction devient dans certains cas obligatoire et
peut être considérée comme une mesure compensatoire ou peut permettre d’obtenir
des dérogations. C’est ce que montre l’analyse des textes. Le nouveau règlement
intègre donc des mesures associées à la présence d’une installation sprinkleurs,
de même pour les textes relatifs aux types particuliers et spéciaux d’ERP qui
évoluent au gré de nouveaux arrêtés (voir encadré "Chronologie de l’évolution du
recours aux sprinkleurs dans le règlement ERP").
Philippe Andurand, lieutenant-colonel mis à disposition du
ministère de l’Intérieur par le Sdis 34, chargé de mission au Bureau de la
réglementation incendie et des risques courants
En moins de trois ans, le nombre des articles du règlement de sécurité
impliquant les sprinkleurs a considérablement augmenté et des textes sont venus
consacrer de nombreuses si- tuations dérogatoires autorisées grâce à la présence
d’un système sprinkleurs.
Et concernant les ICPE, trouvet- on mention des sprinkleurs ?
P. A. On retrouve le même schéma. Prenons par exemple l’annexe 1 de
l’arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux
entrepôts couverts relevant du régime de l’enregistrement. Lorsque l’entrepôt
est protégé par un système d’extinction automatique, il est par exemple possible
de doubler la surface maximale des cellules (6 000 m² au lieu de 3 000 m²). En
étudiant le texte on trouve au moins quatre autres dérogations possibles qui
concernent l’accessibilité des façades, la détection incendie, la hauteur
maximum des stockages ou encore la résistance au feu. Il faut noter par ailleurs
qu’en présence d’un système d’extinction automatique, les dispositifs
d’ouverture automatique des exutoires de désenfumage seront réglés de telle
façon que cette ouverture ne puisse se produire avant le déclenchement de
l’extinction automatique.
Comment sont abordés les systèmes sprinkleurs dans la formation des
sapeurs-pompiers ?
P. A. Les officiers du BRIRC interviennent régulièrement à l’École
nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, dans le cadre des
formations de maintien des acquis prévues pour les diplômés en prévention
incendie (diplômes PRV ou AP de niveau 2).
Depuis avril 2010, et à l’initiative du Lieutenant-colonel Jean-Paul Spiess,
des journées thématiques sur des sujets ciblés sont organisées pendant deux
jours. Parmi celles-ci, se trouvent notamment traités les thèmes du SSI, du CTS,
des tunnels, de l’ingénierie, de la réaction et la résistance au feu, de
l’évacuation des personnes handicaptées et bien sûr le thème de l’extinction
automatique à eau. Lors de mon intervention, les exigences règlementaires et les
aspects dérogatoires associés aux systèmes d’extinction automatique à eau sont
présentés.
L’extinction automatique à eau consacrée par le réglement
Octobre 2011
Propos recueillis par David Kapp
Au fil des mises à jour du règlement de sécurité, la part occupée par les
systèmes d’extinction automatique à eau de type sprinkleur n’a cessé de croître.
Le Lieutenant colonel Philippe Andurand, chargé de mission au Bureau de la
réglementation incendie et des risques courants, revient avec nous sur ces
changements
Face au Risque. Comment sont présentés les systèmes sprinkleurs
dans le règlement ERP ?
Philippe Andurand. Le règlement de sécurité contre les risques
d’incendie et de panique dans les établissements recevant du public (ERP) du 25
juin 1980 parle de « systèmes d’extinction automatique à eau de type sprinkleur
». Ils sont évoqués dans 53 articles et à 65 reprises, aussi bien dans le livre
du règlement relatif aux ERP du premier groupe que dans les parties concernant
des types particuliers et spéciaux. Dans le premier livre, les références
concernent les chapitres relatifs aux moyens de secours (7 articles MS), à la
construction (5 articles CO) et aux installations électriques (1 article EL).
Cette solution d’extinction n’a pas toujours été aussi présente ?
P. A. En effet, dans une version antérieure, l’arrêté du 13 août 1954
ne comportait que deux articles sur les sprinkleurs. Ces articles étaient issus
de la section relative aux moyens d’extinction. L’article MS31 traitait des
installations fixes d’extinction à commande automatique ou manuelle. Son premier
paragraphe disposait que « des installations fixes d’extinction à eau, genre
sprinkleurs, peuvent être exigées ; dans ce cas, on doit s’assurer que la
hauteur des plafonds ne constitue pas un retard à leur fonctionnement et
qu’aucun obstacle ne s’oppose à leur efficacité. » Ensuite, l’article MS 32
clôturait le sujet en indiquant que « ces installations doivent présenter
toutes garanties de fonctionnement. » Ces articles ont été repris à
l’identique dans le règlement du 23 mars 1965, le règlement que les
préventionnistes devaient appliquer avant l’arrêté du 25 juin 1980. Le seul
changement entre les deux versions concerne le troisième paragraphe de l’article
MS 31 qui exigeait que les installations automatiques comportent un dispositif
d’alarme permettant de localiser les têtes d’extinction actionnées.
Comment expliquez-vous que cette solution d’extinction ait pris plus de
place dans le règlement ?
P. A. En définitive, les précédents règlements étaient dans une
logique d’objectifs à atteindre. Ils considéraient le recours aux sprinkleurs
comme relativement exceptionnel, c’est d’ailleurs ainsi qu’on peut interpréter
le « peut être exigé » qu’on imagine s’appliquer à des situations
particulièrement difficiles sur le plan de la sécurité incendie. A partir de
1980, les sprinkleurs seront de plus en plus présents et la philosophie change :
la présence d’un système d’extinction devient dans certains cas obligatoire et
peut être considérée comme une mesure compensatoire ou peut permettre d’obtenir
des dérogations. C’est ce que montre l’analyse des textes. Le nouveau règlement
intègre donc des mesures associées à la présence d’une installation sprinkleurs,
de même pour les textes relatifs aux types particuliers et spéciaux d’ERP qui
évoluent au gré de nouveaux arrêtés (voir encadré "Chronologie de l’évolution du
recours aux sprinkleurs dans le règlement ERP").
Philippe Andurand, lieutenant-colonel mis à disposition du
ministère de l’Intérieur par le Sdis 34, chargé de mission au Bureau de la
réglementation incendie et des risques courants
En moins de trois ans, le nombre des articles du règlement de sécurité
impliquant les sprinkleurs a considérablement augmenté et des textes sont venus
consacrer de nombreuses si- tuations dérogatoires autorisées grâce à la présence
d’un système sprinkleurs.
Et concernant les ICPE, trouvet- on mention des sprinkleurs ?
P. A. On retrouve le même schéma. Prenons par exemple l’annexe 1 de
l’arrêté du 15 avril 2010 relatif aux prescriptions générales applicables aux
entrepôts couverts relevant du régime de l’enregistrement. Lorsque l’entrepôt
est protégé par un système d’extinction automatique, il est par exemple possible
de doubler la surface maximale des cellules (6 000 m² au lieu de 3 000 m²). En
étudiant le texte on trouve au moins quatre autres dérogations possibles qui
concernent l’accessibilité des façades, la détection incendie, la hauteur
maximum des stockages ou encore la résistance au feu. Il faut noter par ailleurs
qu’en présence d’un système d’extinction automatique, les dispositifs
d’ouverture automatique des exutoires de désenfumage seront réglés de telle
façon que cette ouverture ne puisse se produire avant le déclenchement de
l’extinction automatique.
Comment sont abordés les systèmes sprinkleurs dans la formation des
sapeurs-pompiers ?
P. A. Les officiers du BRIRC interviennent régulièrement à l’École
nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers, dans le cadre des
formations de maintien des acquis prévues pour les diplômés en prévention
incendie (diplômes PRV ou AP de niveau 2).
Depuis avril 2010, et à l’initiative du Lieutenant-colonel Jean-Paul Spiess,
des journées thématiques sur des sujets ciblés sont organisées pendant deux
jours. Parmi celles-ci, se trouvent notamment traités les thèmes du SSI, du CTS,
des tunnels, de l’ingénierie, de la réaction et la résistance au feu, de
l’évacuation des personnes handicaptées et bien sûr le thème de l’extinction
automatique à eau. Lors de mon intervention, les exigences règlementaires et les
aspects dérogatoires associés aux systèmes d’extinction automatique à eau sont
présentés.
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Didier- Admin
Messages: 5157
- Message n°3
Re: De l'utilité des sprinklers
Ils continuent à brasser de l'air... De toute manière, les normes entourant le sprinklage (en particulier la NF EN 12845) ne sont pas d'application obligatoire.












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