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    Prud'hommes

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    Didier
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    Prud'hommes

    Message par Didier le Lun 16 Aoû 2010, 14:35

    Ci-après, vos questions/remarques à propos des Prud'hommes.

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    Communiqué relatif à l'arrêt n° 2168 rendu le 16 novembre 2010 par la Chambre sociale

    Message par IGH 1 le Sam 20 Nov 2010, 01:05

    Unicité de l’instance

    Dans un arrêt rendu le 16 novembre 2010 (pourvoi n° 0970404), la chambre sociale de la Cour de cassation opère un important revirement quant aux conditions d’application de la règle dite de l’unicité de l’instance.

    Selon l’article R 1452-6 du code du travail, "toutes les demandes liées au contrat de travail entre les mêmes parties font, lorsqu’elles émanent du demandeur ou du défendeur, l’objet d’une seule instance à moins que le fondement des prétentions ne soit né ou ne se soit révélé postérieurement à la saisine du Conseil de prud’hommes ". Ce principe, introduit dans notre droit positif par la loi du 27 mars 1907, a notamment pour but d’éviter le risque d’éparpillement des procédures. Bien que critiquée par de nombreux auteurs, la règle a toujours été appliquée avec rigueur par la chambre sociale de la Cour de cassation qui l’a tout particulièrement réaffirmée, malgré l’avis contraire de son avocat général, dans un arrêt du 12 novembre 2003 qui rejetait un pourvoi faisant grief à une cour d’appel d’avoir déclaré la demande d’un salarié irrecevable alors que la précédente instance avait été annulée pour défaut de mise en cause de l’autorité de tutelle et ce, alors qu’aucune décision au fond n’avait été rendue.

    Depuis lors, la chambre sociale a rendu quelques arrêts paraissant témoigner d’un possible assouplissement de sa jurisprudence. L’arrêt du 16 novembre 2010 consacre cette évolution.

    En l’espèce, un salarié avait saisi directement un conseil de prud’hommes de demandes formulées contre les organes de la procédure collective de son employeur par application de l’article L 621-128 du code de commerce alors en vigueur. Constatant que ledit employeur ne faisait plus l’objet d’une procédure de redressement judiciaire, le Conseil de prud’hommes a alors invité l’intéressé à réitérer régulièrement sa demande devant le bureau de conciliation du conseil des prud’hommes, avant de prononcer un jugement en sa faveur condamnant son employeur. Ce jugement a été infirmé par la cour d’appel qui a déclaré les demandes formulées dans la seconde instance irrecevables sur le fondement de l’article R 1452-6 du code du travail.

    C’est cet arrêt qui est cassé par la chambre sociale. Estimant que la solution retenue par la cour d’appel aboutissait à un véritable déni de justice, elle affirme que la règle de l’unicité de l’instance résultant de l’article R 1452-6 n’est applicable que lorsque la première instance s’est achevée par un jugement sur le fond.

    Arrêt n° 2168 du 16 novembre 2010 (09-70.404) - Cour de cassation - Chambre sociale


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    Paiement d'un droit fixe de 150 euros pour les appels interjetés à compter de 2011

    Message par IGH 1 le Sam 04 Déc 2010, 00:36

    A compter du 1er janvier 2011, la fusion des professions d'avocat et d'avoué sera opérationnelle, ce qui permettra de supprimer l'obligation de recourir à un avoué pour suivre une procédure d'appel et de simplifier ainsi l'accès à la justice en appel.
    L'article 54 de la troisième loi de Finances rectificative pour 2009 institue un droit d'un montant de 150 euros applicable sur les appels interjetés à compter du 1er janvier 2011. Le droit dû en appel a vocation à disparaître à partir de 2019.
    Cette somme sera due par les parties à l'instance d'appel lorsque la constitution d'avocat est obligatoire devant la cour d'appel. Le droit est acquitté par l'avocat postulant pour le compte de son client par voie de timbres mobiles ou par voie électronique. Il ne sera pas dû par la partie bénéficiaire de l'aide juridictionnelle.
    Notons que le projet de loi portant réforme de la représentation devant les cours d'appel est toujours en discussion au Parlement. Plusieurs amendements, prévoyant de meilleurs conditions d'indemnisation des avoués pour la perte de leur étude, ont été adoptés. Il prévoit également de reporter d'un an, soit au 1er janvier 2012, la faculté pour les collaborateurs titulaires du diplôme d'avoué et les avoués qui renonceront à devenir avocat, d'accéder à l'ensemble des professions juridiques et judiciaires libérales réglementées.


    source


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    dindon
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    Validité messages vocaux laisser par employeur au CPH ?

    Message par dindon le Mar 14 Déc 2010, 23:04

    En répondant à un autre sujet une question m'est venue à l'esprit:

    Sur la messagerie de mon portable, j'ai archivé des messages émanant du PC de la société un mois avant mon départ.
    Du genre 3 messages en une semaine donnant des changements de planning pour le lendemain.
    Ce qui est dommage c'est que vu qu'ils appellent en inconnu je ne crois pas que la touche rappel fonctionne...ce qui aurai permis de prouver la provenance.

    Est-ce que cela peut-être utile au CPH et comment les produire ??

    lannes
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    Re: Prud'hommes

    Message par lannes le Mer 15 Déc 2010, 05:07

    dindon a écrit:En répondant à un autre sujet une question m'est venue à l'esprit:

    Sur la messagerie de mon portable, j'ai archivé des messages émanant du PC de la société un mois avant mon départ.
    Du genre 3 messages en une semaine donnant des changements de planning pour le lendemain.
    Ce qui est dommage c'est que vu qu'ils appellent en inconnu je ne crois pas que la touche rappel fonctionne...ce qui aurai permis de prouver la provenance.

    Est-ce que cela peut-être utile au CPH et comment les produire ??
    Dans ma boite ce genre d'appel c'est ce qu'on préfère payé direct en fin de mois en plus du salaire comme quoi........ Neutral

    dindon
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    Re: Prud'hommes

    Message par dindon le Mer 15 Déc 2010, 20:53

    lannes a écrit:Dans ma boite ce genre d'appel c'est ce qu'on préfère payé direct en fin de mois en plus du salaire comme quoi........ Neutral


    Oui ça peut arrondir les fins de mois mais aussi être des jours de travail devenant des repos,cela annoncés la veille donc perte d'heures...
    et puis quand vous avez des choses de prévus c'est pas terrible surtout quand c'est trop souvent.Sans parler des gênes de décalage jour/nuit pour ses extras
    Qui plus est cela est rémunéré au tarif de base,heures de dimanche et nuit règlèes mais aucune majoratrion HS (pourtant pas de cycle ni d'accord sur l'annualisation dans l'entreprise).

    lannes
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    Re: Prud'hommes

    Message par lannes le Mer 15 Déc 2010, 21:13

    dindon a écrit:
    lannes a écrit:Dans ma boite ce genre d'appel c'est ce qu'on préfère payé direct en fin de mois en plus du salaire comme quoi........ Neutral


    Oui ça peut arrondir les fins de mois mais aussi être des jours de travail devenant des repos,cela annoncés la veille donc perte d'heures...
    et puis quand vous avez des choses de prévus c'est pas terrible surtout quand c'est trop souvent.Sans parler des gênes de décalage jour/nuit pour ses extras
    Qui plus est cela est rémunéré au tarif de base,heures de dimanche et nuit règlèes mais aucune majoratrion HS (pourtant pas de cycle ni d'accord sur l'annualisation dans l'entreprise).
    Oui mais j'atteste que certains patrons n'ont rien à voir avec le marasme ambiant.... Very Happy

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    Contentieux

    Message par IGH 1 le Sam 01 Jan 2011, 00:42



    Loi Béteille : la nouvelle procédure participative ne s'applique pas au
    contentieux prud'homal


    La loi relative à l'exécution des décisions de justice, aux
    conditions d'exercice de certaines professions réglementées et aux experts
    judiciaires a été publiée au Journal officiel (loi 2010-1609 du 22 décembre
    2010, JO du 23). Ce texte, dit « loi Béteille », vise à améliorer le
    fonctionnement de la justice et à moderniser certaines professions du droit
    (huissiers de justice, notaires, greffiers, etc.).

    Un des points
    marquants de la réforme réside dans la création d'une « procédure participative
    », qui entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre 2011. Ce
    dispositif, qui vise à désengorger les tribunaux, permettra aux parties de mener
    une négociation par l'intermédiaire de leurs avocats, puis de soumettre au juge
    l'accord ainsi conclu, pour homologation (c. civ. art. 2062 à 2068
    nouveaux).

    Or, il est expressément prévu que la procédure participative
    ne s'appliquera pas aux différends liés au contrat de travail (c. civ. art.
    2064). En effet, cette catégorie de litiges relève du conseil de prud'hommes, ce
    qui implique que les parties, en l'occurrence l'employeur et le salarié, passent
    obligatoirement par une phase préalable de conciliation (c. trav. art. L.
    1411-1). La procédure participative aurait donc fait double emploi avec la
    procédure de conciliation propre au contentieux prud'homal.

    Par ailleurs,
    la loi pose pour principe que, sauf exception, la saisie des rémunérations
    relève du tribunal d'instance (c. org. jud. art. L. 221-Cool. Le code du travail
    est réécrit en conséquence (c. trav. art. L. 3252-6 modifié).

    Cet aspect
    de la réforme, qui entrera en vigueur au plus tard le 1er septembre
    2011, n'aura en réalité aucune conséquence pratique, puisque le juge d'instance
    a déjà à connaître des litiges relatifs à la saisie des rémunérations.
    Simplement, cette règle résulte aujourd'hui d'un décret (c. trav. art. R.
    3252-Cool. À l'avenir, elle sera donc inscrite dans la partie législative du code
    du travail.



    LOI n° 2010-1609 du 22 décembre 2010 relative à l'exécution des décisions de justice, aux conditions d'exercice de certaines professions réglementées et aux experts judiciaires (1)


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    L'aide juridictionnelle : de nouveaux plafonds d'admission

    Message par IGH 1 le Ven 07 Jan 2011, 23:46


    L'aide juridictionnelle : de nouveaux plafonds
    d'admission

    À compter du 1er janvier 2011, les plafonds des ressources pour
    obtenir l'AJ sont les suivants :
    Ressources mensuelles comprises :
    -
    entre 0 et 929 € ; part prise en charge par l'AJ : 100 % ;
    - ente 930 et 971
    € ; part prise en charge par l'AJ : 85 % ;
    - entre 972 et 1 024 € ; part
    prise en charge par l'AJ : 70 % ;
    - entre 1 025 et 1 098 € ; part prise en
    charge par l'AJ : 55 % ;
    - entre 1 099 et 1 182 € ; part prise en charge par
    l'AJ : 40 % ;
    - entre 1 183 et 1 288 € ; part prise en charge par l'AJ : 25
    % ;
    - entre 1 289 et 1 393 € ; part prise en charge par l'AJ : 15 %.
    Ces
    plafonds sont majorés de 167 € pour chacune des deux premières personnes à
    charge et de 106 euros pour la troisième personne à charge et les
    suivantes.
    L'aide juridictionnelle consiste, pour les personnes ayant de
    faibles revenus, à bénéficier d'une prise en charge par l'État de la rétribution
    des auxiliaires de justice (avocat, huissier, avoués, notaires, etc.) et des
    frais de justice (expertise, enquête sociale, médiation familiale, etc.). En
    fonction des niveaux de ressources, l'État prend en charge soit la totalité des
    frais de procès (aide totale), soit une partie d'entre eux (aide partielle). 900
    000 personnes bénéficient chaque année de l'AJ. Plus de 312 millions d'euros
    seront ainsi attribués au titre de l'aide juridictionnelle en 2011.
    L'État
    peut être remboursé des sommes avancées dans le cadre de l'AJ par la personne
    qui a perdu le procès et qui ne bénéficie pas de l'aide juridictionnelle. Le
    trésorier public demande alors à cette personne de rembourser les frais avancés
    par l'Etat, dans le cadre d'une procédure de recouvrement. L'objectif en 2011
    est de mettre en recouvrement 12 % de la dépense d'aide juridictionnelle
    recouvrable, essentiellement en matière civile.
    L'aide juridictionnelle n'est
    pas accordée lorsque les frais couverts par cette aide (avocat, huissier,
    expertise principalement) sont pris en charge au titre d'un contrat d'assurance
    de protection juridique. L'obtention de l'aide est par ailleurs soumise à des
    conditions de ressources revalorisées chaque année. La loi de finances pour 2011
    (L. n° 2010-1657, 29 déc. 2010 de finances pour 2011 : JO 30 déc. 2010, p.
    23033) a fixé la tranche la plus basse de l'impôt sur le revenu, à partir de
    laquelle sont déterminés les nouveaux plafonds d'admission à l'aide
    juridictionnelle.
    Source
    Premier ministre, 5 janv. 2011



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    Re: Prud'hommes

    Message par IGH 1 le Dim 30 Jan 2011, 01:34

    Un justiciable peut saisir le CSM lorsqu'il s'estime victime du comportement
    abusif d'un magistrat.




    Depuis le 23 janvier 2011, date de la première réunion du nouveau Conseil
    supérieur de la magistrature (CSM), conformément à la réforme
    constitutionnelle du 23 juillet 2008, le Conseil
    peut être saisi aux fins de poursuites disciplinaires contre un
    magistrat
    , par un justiciable qui estime que le
    comportement adopté par un magistrat, dans l'exercice de ses fonctions au cours
    d'une affaire le concernant, est susceptible de recevoir une qualification
    disciplinaire (ex : intérêt personnel non déclaré).
    Le justiciable doit alors déposer une plaine (formulaire Cerfa n°14316*01) précisant :

    • la date, son identité et son adresse (toute plainte anonyme sera rejetée) ;
    • les éléments permettant d'identifier la procédure le concernant (n° de
      l'affaire, sa date, le lieu où elle a été rendue, etc.) ;
    • l'indication détaillée des faits et griefs allégués à l'encontre du
      magistrat ;
    • et la signature du plaignant.

    Pour être recevable, la requête doit remplir les conditions suivantes :

    • le plaignant doit être personnellement
      concerné
      par la procédure,
    • le magistrat ne doit plus être saisi de la procédure,
    • la requête doit être présentée dans un délai d'un an à
      compter de l'irrévocabilité de la décision de justice.

    Une fois complet, le dossier est examiné par une Commission
    d'admission des requêtes
    composée de quatre membres de la formation du
    siège ou de la formation du parquet, ou par le président de la Commission.
    Si la requête est déclarée recevable, la Commission d'admission des requêtes
    informe le magistrat mis en cause de la plainte déposée contre lui. Elle demande
    au chef de Cour dont dépend le magistrat de fournir ses observations ainsi que
    les éléments d'information utiles dont il dispose. Si elle le souhaite, la
    Commission peut entendre le magistrat mis en cause ainsi que le plaignant, avant
    de rendre sa décision.
    Lorsque la Commission d'admission des requêtes estime
    que les faits sont susceptibles de recevoir une qualification disciplinaire,
    elle renvoie l'examen de la plainte au Conseil de discipline
    afin qu'il rende une décision.
    Cette nouvelle procédure n'est pas une nouvelle voie de recours, elle ne
    remet pas en cause les décisions rendues par les instances juridictionnelles.

    source


    Les conseillers prud’hommes ont le statut de
    magistrat. En effet, ils rendent la justice
    sociale et c’est l’Etat qui leur octroie un
    financement tous les ans. source


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      La date/heure actuelle est Mar 22 Mai 2012, 06:32