http://www.senat.fr/amendements/2009-2010/518/Amdt_387.html
« Le président du Snes [Michel Ferrero] a écrit en date du 3 septembre au ministre de l'Intérieur et à l'ensemble des ministères concernés pour s'assurer de 'participer, le plus étroitement possible, à l'élaboration du corps de règles de la constitution et du fonctionnement' » du futur Cnaps, annonce le syndicat.
Michel Ferrero voit néanmoins en l'émergence du Cnaps « une avancée considérable ». La volonté de collaboration est également présente de la part de l'USP, de la Fédesfi et du Sesa : « Nous souhaitons désormais qu'une concertation constructive s'établisse afin que la profession soit associée à la construction de ce nouveau cadre qui, demain, sera notre environnement quotidien », prônent Patrick Lagarde, Patrick Thouverez et Claude Tarlet. Les trois hommes annoncent d'ailleurs avoir « adressé une lettre aux sénateurs afin d'exposer des éléments de réflexion ».
FINANCEMENT
Plusieurs points sont contestés par l'ensemble des organisations patronales. Il s'agit notamment du statut juridique, de la composition du Cnaps, et de son financement. Sur ce dernier point, le Snes suggère que soit étudiée « la possibilité de créer un droit de timbre (de l'ordre de 15 euros maximum) sur chaque carte professionnelle (dont la validité est de 5 ans) afin de prendre en compte le fait que la démarche est désormais individuelle et non plus à l'initiative des entreprises ». L'amendement du gouvernement prévoit un financement assuré uniquement par une « contribution » des entreprises de sécurité et le « produit des pénalités financières » pour non-respect de la réglementation.
Le syndicat souhaite également que « la contribution à la charge des entreprises de sécurité privée figure obligatoirement sur les factures des prestations de service en sus du prix au même titre que 'l'écotaxe' » et soit collectée par les organisations syndicales elle-même. « Cette mesure renforcerait considérablement les organisations patronales que d'aucuns trouvent faibles et divisées et contribuera considérable à la réussite de l'ensemble de la réforme engagée ». Il souhaite notamment que le statut du Cnaps soit « compatible avec un financement étatique, quelle que soit sa forme ». L'USP, la Fédesfi et le Sesa estiment également que le financement de l'État est important : « Le transfert au Cnaps de missions régaliennes suppose un accompagnement de l'État par la mise à disposition de moyens financiers, matériels et humains », plaident-ils.
COMPOSITION
« Sans remettre en cause la représentation majoritaire de l'État, les professionnels de la sécurité privée souhaitent une meilleure représentation des professionnels (présidence tournante, choix de personnalités extérieures) et de la surveillance humaine au sein du Cnaps », prônent également les trois organisations. La composition détaillée du Cnaps n'est pas incluse dans le texte de l'amendement, qui précise que « la répartition des sièges […] ainsi que le mode de désignation des membres [seront] déterminés par un décret en Conseil d'État ». USP, Fédesfi et Sesa « souhaitent également qu'une stricte parité soit respectée entre les représentants de l'État et ceux de la sécurité privée au sein du collège, l'État conservant la présidence et la majorité de la commission d'agrément et de contrôle ».
De son côté, le Snes propose « que les sept sièges concernant les activités de sécurité privée soient exclusivement réservés aux représentants des syndicats patronaux représentatifs, avec quatre sièges réservés à la surveillance humaine », et que les « personnalités qualifiées » membres du conseil ne soient pas issues d'une entreprise de sécurité privée.
COMPÉTENCES
« Nous souhaitons également que les services internes des entreprises qui en sont dotées et qui entrent dans le champ d'application de la =cnaps#]loi du 12 juillet 1983, ne soient pas exclus du périmètre d'intervention de la Cnaps sans pour autant bénéficier d'une représentation au Conseil compte tenu de leur hétérogénéité, et ne soient en conséquence pas soumis à contribution financière », souligne le Snes. Position comparable de la part du Sesa, de la Fédesfi et de l'USP, qui proposent de retirer « les composantes non prioritaires (électronique) ou trop hétérogènes (services internes) » du périmètre du Cnaps dans un « souci de cohérence et d'économies ». Les trois organisations souhaitent néanmoins un élargissement du champ d'action « à la prévention en sécurité incendie indissociable de la surveillance humaine et, éventuellement aux conseils en sûreté et en intelligence économique ». En outre, les trois organisations « souhaitent intégrer la formation dans le domaine de compétences du Cnaps afin qu'il contribue à la professionnalisation de la sécurité privée ».
En matière de découpage territorial, l'USP, la Fédesfi et le Sesa proposent le découpage de la France en régions correspondant aux zones de défense et de sécurité. Quant au pouvoir disciplinaire de l'organe, « les professionnels de la sécurité privée souhaitent une échelle de sanctions permettant une meilleure modulation et un exercice déconcentré du pouvoir disciplinaire dans un souci d'efficacité », indiquent les trois syndicats. Ils plaident en outre pour « la création d'un corps d'inspecteurs dépendant du Cnaps préalablement formés à l'ensemble des métiers de la sécurité privée ». Le document co-signé par Patrick Lagarde, Patrick Thouverez et Claude Tarlet émet également des préconisations spécifiques au secteur aéropotuaire.
http://www.aisg.info
Dernière édition par mickael le Jeu 30 Sep 2010, 10:10, édité 1 fois

















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