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    Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

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    IGH 1
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    Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par IGH 1 le Jeu 07 Oct 2010, 23:06

    Le travail de nuit doit demeurer une exception et sa mise en place doit être strictement encadrée. Telle est la conclusion d'un récent rapport du Conseil économique, social et environnemental. Le document pointe les répercussions néfastes du travail de nuit sur la santé des travailleurs et préconise un renforcement de l'information et de la surveillance médicale des salariés concernés
    [url=http://www.conseil-economique-et-social.fr/scripts/jlbweb.exe?html=rapport/presse&base=rapport&1=&2=&3=&4=&sel=nosai:NS100420&nomusa=EDOUARD&preusa=François&semaine=2010-27]Travail de nuit[/url]

    knar69
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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par knar69 le Ven 08 Oct 2010, 04:31

    Je trouve que les horaires décalés est pire que le travail de nuit. un coups se lever tôt, un coups se coucher tard, finir à 1h du matin ou se lever à 03h, ça casse autant (ou plus) que d'avoir un rythme régulier en nuit.

    ambroise
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    Messages: 22

    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par ambroise le Sam 23 Juin 2012, 13:43

    Bonjour,

    J'ai travaillé une dizaine d'années de nuit avec un rythme établi ainsi 4 nuits consécutives puis 2 jours de repos donc 3 nuits à la maison.

    Rien de particulier pendant 10 ans. Voici comment j'organisais mes temps de sommeil :

    - A l'issue de chacune des 4 nuits de travail, dès mon retour chez moi, je dormais 8 h durant, jusqu'au millieu d'après-midi. Mais en réduisant le dernier jour à 6 h d'endormissement seulement, afin d'être en mesure de dormir en fin de soirée.

    - Avec ensuite une nuit de 8h. Puis une journée avec une sieste de 1h en début d'après-midi, le samedi. Une nuit de 8h entre le samedi et le dimanche, avec si sortie en soirée, une petite grasse matinée. Une journée de dimanche non stop pour profiter de ma famille . Une nuit de dimanche à lundi de 8h et "normale" , avec un réveil entre 7 et 8h.

    - Je reprenais le début de semaine avec une sieste le lundi après-midi de 2h , 2h30 afin d'anticiper ma première nuit de travail de la semaine.

    Avec en plus, un jour par mois de récupération relatif au travail de nuit, que je casais en général en fin ou début de semaine, ce qui allongeait donc mes week-ends. Plus des congés supplémentaires régulièrement compte-tenu de ma CC, que j'arrivais à calquer sur la moitié des congés scolaires de mes enfants. Ca me faisait donc une rupture dans mon rythme de travail de nuit d'une semaine à la Toussaint, une à Noël, une en février et une au printemps avec à l'issue de l'année scolaire tous mes congés payés.

    A priori, tout était pour le mieux. Je pensais que compte-tenu de ma vigilance et de la façon dont je tentais d'organiser mon temps de travail et le reste de ma vie, il n'y avait pas de raison que cela ne puisse pas continuer.

    Sauf que : au bout de 10 ans, j'ai commencé à avoir des problèmes de santé ( douleurs musculaires +++ avec perte de la mobilité ; le tout accompagné d'une énorme fatigue qui se révèle être un véritable handicap + pleins d'autres troubles associés ). Le nom de la maladie : une fibromyalgie. Pour les médecins, elle résulte d'un problème de chronobiologie engendré par le travail de nuit. Mais en France, la recherche dans ce domaine en est aux balbutiements. Et on arrive à ce paradoxe . J'ai une reconnaissance de travailleur handicapé pour cette pathologie dont on ne guérit pas . J'alterne les périodes où je ne peux même pas monter ou descendre des escaliers ; et celles où je peux vivre un peu plus normalement, sans pour autant pouvoir marcher 10 km et en restant très fatigable.

    Les médecins ont décidés ( médecin-conseil et médecin du travail, après concertation avec les spécialistes) que je ne pouvais plus travailler la nuit.

    Or si les risques professionnels des travailleurs de nuit sont à ce jour clairement définis par les organismes de santé, il n'existe pas à ce jour de tableau de maladies professionnelles en lien avec ces risques qu'on connait pourtant.

    ma question : Comment faire pour que cette situation - pour laquelle je suppose je ne suis pas le seul et qui affecte beaucoup notre profession - puisse être reconnue par la CPAM ? A- t-on des chances qu'une reconnaissance pour maladie à caractère professionnel - à défaut d'une maladie professionnelle - aboutisse ?

    Qui a des pistes et des renseignements sur la façon dont on peut gérer cette problématique ? Comment concrètement faut-il procéder ? ....

    merci pour vos réponses.

    Ambroise

    Didier
    Admin

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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par Didier le Sam 23 Juin 2012, 22:48

    Je serais aussi très intéressé par ces renseignements. Si quelqu'un avait des réponses, je lui en serais reconnaissant.


    _____________

    Je ne réponds pas aux questions professionnelles par MP: merci de bien vouloir utiliser le forum afin que les explications puissent profiter à toute la communauté.

    Dans les temps de tromperie universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire.
    George Orwell


    jeanjean
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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par jeanjean le Ven 29 Juin 2012, 11:05

    il y a des éléments intéressants sur "La prévention des risques du travail posté en équipes et de nuit." dans le site www.officiel-prevention.com , lien : http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=271

    ambroise
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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par ambroise le Sam 30 Juin 2012, 12:20

    jeanjean a écrit:il y a des éléments intéressants sur "La prévention des risques du travail posté en équipes et de nuit." dans le site www.officiel-prevention.com , lien : [url=http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=271
    http://www.officiel-prevention.com/sante-hygiene-medecine-du-travail-sst/service-de-sante-au-travail-reglementations/detail_dossier_CHSCT.php?rub=37&ssrub=151&dossid=271[/quote[/url]]

    Bonjour,



    Merci pour ce lien très intéressant. Je suis à 100 % dans cette problématique.

    Attention, les dernières recherche sur la chronobiologie nous permettent maintenant d'affirmer que beaucoup de ces troubles ne sont pas forcément ce qu'on avait l'habitude d'étiqueter " troubles somatiques " ou psycho-somatiques.

    Ainsi, les dysfonctionnements au niveau chronobiologie provoqués par le travail de nuit peuvent entrainer des maladies du métabolisme , qui peuvent par exemple entrainer une obésité et autres . Auparavant, on attribuait cette obésité uniquement à un changement des habitudes alimentaires, un mal-être ...or c'est beaucoup plus complexe que cela.

    Idem pour les risques accrus de dépression, pour lesquels on incriminait au départ à un mal-être résultant du travail de nuit ( risques psycho-sociaux). Or certaines pathologies déclenchées par des dérèglements du métabolisme provoqués eux-même par un dysfonctionnement des rythmes chronobiologiques, comme par exemple la fibromyalgie ou le syndrôme de fatigue chronique, sont très souvent associées à une dépression . Ce qui tend maintenant à démontrer que la dépression chez les travailleurs de nuit n'est pas due uniquement à des facteurs psycho-sociaux mais peut résulter également d'autres facteurs, comme les maladies du métabolisme engendrées par des dysfonctionnements des rythmes chronobiologiques

    Si la France n'en est qu'aux balbutiements de la recherche dans le domaine de la chronobiologie, le Canada quant à lui a déjà une longueur d'avance et les premières conclusions sont formelles.

    Dans mon cas personnel, je n'ai jamais pris mon temps de pause durant la nuit puisque j'étais seul dans l'entreprise et que donc ce n'était pas organisable. Pour autant, je n'ai jamais été payé pour ces heures correspondant à mon temps de pause, comme le prévoit le code du travail. . Ce n'est qu'àprès la rupture de mon contrat de travail que je me suis aperçu que mon employeur n'avait pas organisé ce temps de pause ( dans mon cas personnel, puisque cette pause n'était pas organisable, ne me l'avait donc pas payé).

    Outre le fait que je suis en mesure de réclamer le paiement de ce temps de pause dans les 5 ans en arrière, l'employeur pourrait-il être tenu responsable de ne pas avoir organiser ce temps de pause ou à défaut son paiement, dans la mesure ou en plus mon état de santé s'est dégradé du fait de mon travail de nuit ?

    De même , que le fait d'avoir tenté de supprimer le temps de récupération relatif au travail de nuit . Un combat qui aura duré plus de 10 mois et qui se concluera par une intervention de l'inspecteur du travail. Celui ci obligera l'employeur d'une part au paiement des récupérations antérieures durant ces 10 mois, soit l'équivalent de 80 heures de récupération. Et à la mise en place d'un avenant au contrat de travail précisant les modalités d'organisation des récupérations relatives au travail de nuit , dans des conditions satisfaisantes pour le salarié et non imposées par l'employeur .

    En gros, l'employeur qui a une obligation de sécurité vis à vis de ses salariés, peut-il se voir reprocher d'avoir manqué à ses obligations en ayant banalisé le travail de nuit ( temps de pause ou paiement du temps de pause inexistant ; suppression du temps de récupération relatif au travailde nuit )et d'avoir ainsi contribué à l'apparition de problèmes de santé provoqués par le travail de nuit ?

    Merci de votre aide ( points de vue personnels, textes de lois , jurisprudences).

    Ambroise.

    claude1
    Modérateur Consultant F.O.

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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par claude1 le Sam 30 Juin 2012, 14:08

    Faudrait peut être pas pousser quand même, quand on entre dans cette profession et beaucoup d'autre d'ailleurs, on sait qu'on va travailler la nuit ou le week end, il faut en accepter les avantages et inconvénients.
    Depuis 2010 je ne travaille que de nuit et je n'y trouve que des avantages.
    Je ne vois pas comment payer votre temps de pause peut jouer sur votre sécurité.

    ambroise
    Membre
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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par ambroise le Sam 30 Juin 2012, 16:17

    claude1 a écrit:Faudrait peut être pas pousser quand même, quand on entre dans cette profession et beaucoup d'autre d'ailleurs, on sait qu'on va travailler la nuit ou le week end, il faut en accepter les avantages et inconvénients.
    Depuis 2010 je ne travaille que de nuit et je n'y trouve que des avantages.
    Je ne vois pas comment payer votre temps de pause peut jouer sur votre sécurité.


    Sauf que ce n'est que maintenant qu'on commence à comprendre que le travail de nuit est à l'origine de sérieux problèmes de santé.

    Vous avez commencé le travail de nuit en 2010. C'est un peu court pour faire un constat sur les incidences du travail de nuit sur votre organisme. On en reparlera dans 5 ou 10 ans. Demandez donc aux gars qui font les 3/8 et qui arrivent en fin de carrière. Pour infos, les statistiques démontrent que leur espérance de vie est plus courte que celles des autres salariés, aux horaires plus classiques.

    Moi quand j'ai commencé de travailler de nuit et les années qui ont suivies, je ne voyais que des avantages dans ce métier.

    A une autre échelle, toutes les personnes qui ont découvert et qui découvrent encore qu'après 20 ou 30 ans après la fin d'exposition à l'amiante, elles sont atteintes d'une maladie respiratoire, d'un cancer du poumon ....qui résulte de leur exposition antérieure à l'amiante, vous pensez réellement qu'elles ont choisi de travailler en toute connaissance de cause ? Si elles ont bossé dans de telles conditions pendant x années, c'est parcequ'elles en ignoraient les conséquences sur leur organisme.

    Je ne connais pas beaucoup de salariés - je parle en France où malgré la crise on a encore le choix, à la différence par exemple des gamins qui sont contraints dans certains pays du monde d'aller travailler dans les mines pour ne pas crever de faim - qui vont bosser le sourire au lèvre en savant qu'ils mette leur santé en péril ; à moins d'être maso ou suicidaire ...

    Et je ne vois comment vous pouvez connaitre les risques, vu qu'en France on en est au début de la recherche dans ce domaine...Beaucoup de médecins d'ailleurs n'ont pas encore eu accès officiellement aux résultats de ces recherches.

    Maintenant, la question a peut-être mal été posée. Je vais essayer de la reformuler autrement.

    Sachant qu'un employeur est soumis à l'obligation de sécurité et se doit par exemple d'organiser le temps de pause ( à défaut qu'il soit organisable, de lui payer), et les récupérations relatives au travail de nuit, pourrait-il lui être reproché, le cas échéant, de ne pas s'être acquitté de ses obligations en terme de sécurité :

    1) En cas de maladie du salarié en lien avec les risques liées au travail de nuit. Dans ce cas, la responsabilité de l'employeur pourrait-elle être engagée ? Ce n'est pas une histoire de ressenti, mais de ce que dit le Code du travail et les jurisprudences.

    2 ) L'employeur peut-il être sanctionné s'il ne s'est pas acquitté de ses obligations, si néanmoins le salarié n'a pas développé de pathologie en lien avec les risques professionnels?

    Ambroise

    claude1
    Modérateur Consultant F.O.

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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par claude1 le Sam 30 Juin 2012, 18:01

    De toute façon, le travail n'est pas bon pour la santé: la preuve ça fatigue Twisted Evil
    Sérieusement : vous avez droit à 20 minutes de pause au bout de 6 heures ça c'est un fait et votre aptron est obligé de le respecter,
    Comme vous les dites vous même, les recherches sur le travail de nuit sont récentes et prouver qu'un état pathologique est dû à celà, ça va être difficile à prouver.

    lannes
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    Re: Travail de nuit. Pour un renforcement de la surveillance médicale

    Message par lannes le Sam 30 Juin 2012, 19:52

    Tres interessant post mais que dire des agents qui tombent malades si on les fait travailler de jour j'en ai connu deux pas moyen de les remettre en journée.De vrais vampires.... Very Happy

      La date/heure actuelle est Mer 19 Juin 2013, 10:58