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    Une nuit avec des videurs.

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    BASTIAN
    Modérateur Filtrage et PR

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    Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Ven 26 Nov 2010, 20:29

    Une nuit avec les videurs du Pop Art

    Pas moins de 10 agents de sécurité assurent la tranquillité de la nouvelle discothèque le Pop art. Durant une nuit, ils ont accepté de nous laisser les suivre dans leur travail. Reportage dans les coulisses de la nuit.

    Terminé le cliché du videur baraqué qui vire manu militari les clients des discothèques sans autres formes de procès.
    «Aujourd'hui, on est obligé de discuter avant d'emplâtrer», plaisante Thierry, 34 ans, l'un des 10 agents de sécurité du Pop Art club, la nouvelle discothèque castraise qui a mis les moyens pour assurer la tranquillité de ses clients qui peuvent être jusqu'à un millier le samedi soir dans cette ancienne usine réhabilitée au fond de l'impasse de la rue Mérigonde.

    Tirés à quatre épingles en costard-cravate et équipés d'oreillettes pour rester en contact entre eux, ils se considèrent d'ailleurs davantage comme «des agents d'accueil» que des videurs, un terme «trop péjoratif» selon eux.
    Il faut dire que la profession est réglementée aujourd'hui.
    «On doit passer un examen pour obtenir une carte professionnelle délivrée par la préfecture, continue Thierry. Alors, on fait attention. Car au moindre problème on peut nous retirer notre carte et perdre notre boulot
    Et pour éviter le dérapage, les «videurs» n'interviennent jamais seuls sur un problème.
    «Il y a toujours un deuxième qui reste en retrait et qui peut venir en renfort si cela chauffe ou prendre le relais dans la discussion si on sent que l'énervement monte et qu'on aura du mal à se contrôler », explique Thierry.
    De toute façon, au Pop art, «courtoisie et psychologie» sont de rigueur.
    Avec quand même un brin de fermeté. Car il faut montrer patte blanche pour rentrer au Pop Art.

    L'objectif n'est pas de régler les problèmes mais de les anticiper.
    «Cela commence par une bonne sélection à l'entrée», confie Elysée, le chef de la sécurité (voir ci-dessous). Et pour cela, le personnel tente de détecter en amont les fauteurs de troubles éventuels.
    «Ils sont tous des anges en arrivant devant nous», continue Elysée qui a donc quelques trucs pour tester l'état d'esprit de ses interlocuteurs, en plus de vérifier leur tenue correcte et leur majorité à la porte.

    «ON FAIT SORTIR PAR L'ISSUE DE SECOURS LA PLUS PROCHE»

    A l'intérieur, au niveau du vestiaire, dans les deux salles de danse ou dans la cour fumeurs, les agents de sécurité sont à l'affût. Toujours placés dans les endroits stratégiques pour éviter les angles morts.

    Un verre qui se brise par terre : ils interviennent immédiatement pour empêcher le client de se blesser en ramassant les morceaux. Aussitôt un serveur est appelé par radio pour nettoyer.

    Deux jeunes qui se parlent entre eux un peu fort près du vestiaire au moment de la fermeture à 5h :
    Mickaël, 30 ans, un agent en poste près des caisses, s'approche pour prendre la température. «On est copains, on plaisante entre nous, c'est tout», rassure un des noctambules.
    «En général, le fait simplement de se montrer permet de calmer le jeu», explique Mickaël avec le sourire. Mais parfois, cela ne suffit pas. Comme avec ce client, légèrement émêché, qui se montre trop pressant et importune quelques jeunes filles. Après deux rappels à l'ordre improductifs, le gêneur est raccompagné discrètement vers la sortie à 2h du matin. Idem pour ce jeune ivre qui en titubant bouscule les danseurs et fait tomber des verres.

    Autant de comportements sources éventuelles de conflits qu'il faut tuer dans l'œuf.
    «On fait sortir les gens par l'issue de secours la plus proche afin d'éviter de passer devant tout le monde, ensuite le client m'est amené. Il n'y a aucune sortie sans mon accord.
    Et je dialogue toujours avec lui pour qu'il comprenne bien pourquoi on l'a sorti», confie Elysée qui, en fonction du problème et du comportement du client, a deux alternatives :
    «soit on le laisse réfléchir dehors quelque temps avant de le faire rentrer à nouveau ou soit il est définitivement exclu».
    Souvent quelques dizaines de minutes à prendre l'air suffisent à calmer les esprits. Ce soir là, comme d'ailleurs depuis l'ouverture il y a un mois, aucun incident majeur à l'intérieur de la boîte. Les clients peuvent faire la fête l'esprit tranquille

    Un dispositif renforcé à l'extérieur
    Si à l'intérieur, tout est encadré, le souci actuel du Pop art, c'est l'extérieur où quelques riverains de la rue Mérigonde, les plus proches, se plaignent de nuisances liées à l'incivilité de certains clients.
    C'est pourquoi le Pop Art a renforcé son dispositif de surveillance dehors.
    Un deuxième agent de sécurité a rejoint le « chuteur » et son chien afin de l'aider à ce que les noctambules fassent le moins de bruit possible en arrivant ou en partant.
    Et au moment critique de la fermeture, les agents de sécurité suivent la clientèle pour l'escorter jusqu'à l'avenue Charles-de-Gaulle d'un côté et la rue Ernest-Barthe de l'autre afin d'éviter qu'elle ne stagne devant l'établissement et gênent les riverains.
    Et malheur à celui qui ne respecterait pas le voisinage. Comme ce jeune homme qui s'est vu refuser l'accès à la boîte l'autre soir parce qu'il avait fait du bruit la semaine précédente dans la rue.
    « On explique à nos clients que s'ils veulent que cet établissement vive, ils doivent respecter le voisinage », continue Elysée.
    Une sensibilisation permanente qui finira par payer selon Charles Cimarosti, le patron du Pop art, qui demande encore un peu de temps pour que cela rentre bien dans toutes les têtes.

    Le chiffre : 26 caméras > Surveillance.
    Le Pop Art dispose de 26 caméras qui filment en permanence aussi bien l'intérieur que l'extérieur de la discothèque. elles sont toutes reliés à un PC de sécurité situé au sein de l'établissement. Un moyen supplémentaire de surveillance qui permet aussi d'identifier a posteriori un fauteur de trouble qui aura bien du mal à rentrer la prochaine fois.
    Des images enregistrées qui prouvent aussi, si besoin, la bonne foi des videurs en cas de litige avec un client récalcitrant qui aurait été éconduit et qui voudrait se venger en déposant plainte.

    L'ancien garde du corps du président du Gabon
    Le moins que l'on puisse dire c'est que Elysée connaît son métier. A 37 ans, le chef de la sécurité du Pop Art ne se laisse plus impressionné par quelques clients mal lunés.
    Avant d'arriver à Castres il y a 11 ans comme responsable de plusieurs agents de sécurité en poste dans de nombreux commerces pour le compte d'une société de surveillance basée à Nice, Elysée faisait partie de la garde rapprochée du fils du président du Gabon, devenu lui-même président aujourd'hui.
    « J'avais été recruté alors que j'étais le responsable de la sécurité de la plus grande discothèque de Libreville », raconte Elysée qui était aussi formateur en arts martiaux.
    Et quand la société qui l'employait a déposé le bilan, il est resté dans la sous-préfecture tarnaise comme agent de sécurité pour l'Intermarché de Lameilhé où il est toujours en poste. « J'ai aussi travaillé en plus le soir dans différents établissements comme au bowling pendant 7 ans avant d'être recruté par le Pop art », explique Elysée qui veut « casser la mauvaise image de ce métier ».
    Car pour lui, il faut éviter la violence au maximum en privilégiant « courtoisie, écoute et diplomatie ». Il a d'ailleurs recruté son équipe au Pop art sur ces critères. Ce qui n'empêche pas une certaine autorité quand il le faut.
    Et surtout du sang froid comme quand il encaisse sans broncher les insultes ou les sarcasmes de ceux dont il a refusé l'entrée où qui ont été sortis.
    « Si tu ne sais pas prendre sur toi, tu ne peux pas faire ce métier », explique Elysée qui bénéficie du respect de la plupart des noctambules castrais qu'il a connu tout jeune au fil de ses années à Castres.

    source : la depeche



    BASTIAN
    Modérateur Filtrage et PR

    Masculin Messages: 1552

    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Ven 26 Nov 2010, 20:34

    Des commentaires sur la teneur de l'article Question

    dindon
    Membre
    Membre

    Masculin Messages: 286

    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par dindon le Ven 26 Nov 2010, 23:09

    Je trouve que c'est pas mal l'organisation sortie des éléments perturbateurs par la porte la plus proche,dialogue,...

    Après une équipe de 10 pour 1000 clients je trouve cela un peu léger,surtout en comptant déjà 2 fixes à la porte.mais je ne me rappelle plus du ratio requis.
    Et puis le fait de raccompagner les clients sur la voie publique,apparemment pour éviter les nuisances ce qui me paraît discutable.

    Voilà ce que j'en ai pensé, après je suis loin d'être un spécialiste de la chose! ;-)

    BASTIAN
    Modérateur Filtrage et PR

    Masculin Messages: 1552

    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Sam 27 Nov 2010, 18:43

    dindon a écrit:"Je trouve que c'est pas mal l'organisation sortie des éléments perturbateurs par la porte la plus proche,dialogue,...une équipe de 10 pour 1000 clients je trouve cela un peu léger,surtout en comptant déjà 2 fixes à la porte.mais je ne me rappelle plus du ratio requis.
    "


    La règle "officieuse" dans notre spé est que ce soit pour les discothèques ou les soirées dansantes (chez un privé) :

    - 2 agents à la porte, pouvant être plus, en fonction du "style" musical et de la clientèle, et de la configuration du site, notamment pour les soirées dansantes chez les particuliers (grandes villa etc...).
    - 1 videur pour 100 personnes (voire 1/50 si ce sont des soirées "dance hall, rap et cie"...).


    A titre d'exemple, nous assurons fréquemment la sécu pour des soirées privées recevant 2000 à 3000 pers. sur de grands sites, résultat :
    pas moins de 25 agents (dont 10 à l'entrée), plus 5 à 7 agents cynos.

    Pour les pubs, boites de nuit 2 agents à l'entrée suffisent, ensuite le règle du 1 videur/100 s'applique en général, mais il n'est pas rare de voir des disco ne pas respecter ce "quota".








    claude1
    Modérateur Consultant F.O.

    Messages: 1375

    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par claude1 le Sam 27 Nov 2010, 19:04

    Je voudrais bien savoir ce qui arrive à un "videur" quand il met un individu en état d'ivresse à la porte sur la voie publique et qu'il lui arrive un accident ? Enfin je connais la réponse : Fresnes ou Fleury.

    Didier
    Admin

    Masculin Messages: 5157

    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par Didier le Sam 27 Nov 2010, 23:57

    Bah ça tombe bien:
    Un an de prison pour le portier de la boîte de nuit

    Un an de prison pour violence avec usage et menace d’une arme. C’est la peine-plancher qui a été appliquée au vu des récidives de Laurent Michel-Villaz. L’Aixois a déjà eu droit à dix mentions sur son casier judiciaire depuis l’an 2000. Cet homme de 41 ans comparaissait à nouveau, hier, devant le tribunal correctionnel. Cette fois-ci pour avoir tiré des coups de feu dans la nuit du 20 au 21 novembre devant la boîte de nuit l’Embarcadère à Grésy-sur-Aix.
    Ce dimanche, une rixe se déclenche peu avant la fermeture de l’établissement. Laurent Michel-Villaz est physionomiste. Un groupe de trois hommes s’approche et se voit refuser l’entrée. Ils sont saouls et la boîte de nuit va fermer. Le portier leur barre l’entrée. Il appelle en renfort deux collègues.
    L’un des individus refoulés s’énerve. Il est aspergé de gaz lacrymogène. Fou de rage, il monte dans une voiture et pousse les pierres qui bloquent l’accès de la discothèque à tout véhicule. Nouvelle salve de lacrymogène. Les trois amis remontent dans la camionnette avec laquelle ils sont arrivés. Ils semblent partir, mais le véhicule cale. Laurent Michel-Villaz va alors dans sa voiture et en sort un fusil. Il tire une fois en l’air, puis deux fois à l’arrière du fourgon. Personne n’est touché.
    L’auteur des tirs rentre chez lui et jette l’arme dans un conteneur poubelle. Il n’a pas d’autorisation de détention. Placé en garde à vue, il nie les faits jusqu’à l’issue de l’enquête où il finit par avouer s’être servi de la carabine pour protéger les clients à l’intérieur de l’établissement. « Ce tir aurait pu blesser voire tuer quelqu’un » imagine à haute voix le président du tribunal.
    Le prévenu s’explique : « On ne savait pas s’ils allaient tenter de rentrer avec le véhicule dans la discothèque. J’ai tiré pour leur faire peur ». Il ne savait pas non plus que les gendarmes, appelés quelques minutes avant, allaient arriver dans le quart d’heure suivant.
    « Lorsqu’il est débordé il fait usage d’une arme. A-t-il pris conscience de la gravité ? Non. Pour l’avenir je me fais du souci (...) C’est un acte criminel », lance la vice-procureur. « Deux impacts de balles de cinq centimètres de diamètres qui traversent la tôle et le doublage en bois du véhicule, ce n’était pas du petit plomb », signale-t-elle. Elle requiert 18 mois d’emprisonnement.
    L’avocate de la défense précise que les impacts sont à plus de deux mètres de hauteur. « Comment peut-on penser un seul instant qu’il visait quelqu’un ? », questionne-t-elle. Elle ajoute : « Il faut bien avoir à l’esprit que le monde de la nuit est un monde à part. » Elle plaide pour la peine plancher « grandement suffisante ».
    Au final, le tribunal condamne Laurent Michel-Villaz à un an d’emprisonnement, avec maintien en détention. La constitution de partie civile a été renvoyée au 13 janvier prochain à 14 heures.
    Source: ledauphine.com (transmis par Delmontey), le 27/11/10.

    BASTIAN
    Modérateur Filtrage et PR

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    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Dim 28 Nov 2010, 02:28

    Didier a écrit:"Bah ça tombe bien:
    Un an de prison pour le portier de la boîte de nuit

    Un an de prison pour violence avec usage et menace d’une arme. C’est la peine-plancher qui a été appliquée au vu des récidives de Laurent Michel-Villaz. L’Aixois a déjà eu droit à dix mentions sur son casier judiciaire depuis l’an 2000. Cet homme de 41 ans comparaissait à nouveau, hier, devant le tribunal correctionnel. Cette fois-ci pour avoir tiré des coups de feu dans la nuit du 20 au 21 novembre devant la boîte de nuit l’Embarcadère à Grésy-sur-Aix.
    Ce dimanche, une rixe se déclenche peu avant la fermeture de l’établissement. Laurent Michel-Villaz est physionomiste. Un groupe de trois hommes s’approche et se voit refuser l’entrée. Ils sont saouls et la boîte de nuit va fermer. Le portier leur barre l’entrée. Il appelle en renfort deux collègues.
    L’un des individus refoulés s’énerve. Il est aspergé de gaz lacrymogène. Fou de rage, il monte dans une voiture et pousse les pierres qui bloquent l’accès de la discothèque à tout véhicule. Nouvelle salve de lacrymogène. Les trois amis remontent dans la camionnette avec laquelle ils sont arrivés. Ils semblent partir, mais le véhicule cale. Laurent Michel-Villaz va alors dans sa voiture et en sort un fusil. Il tire une fois en l’air, puis deux fois à l’arrière du fourgon. Personne n’est touché.
    L’auteur des tirs rentre chez lui et jette l’arme dans un conteneur poubelle. Il n’a pas d’autorisation de détention. Placé en garde à vue, il nie les faits jusqu’à l’issue de l’enquête où il finit par avouer s’être servi de la carabine pour protéger les clients à l’intérieur de l’établissement. « Ce tir aurait pu blesser voire tuer quelqu’un » imagine à haute voix le président du tribunal.
    Le prévenu s’explique : « On ne savait pas s’ils allaient tenter de rentrer avec le véhicule dans la discothèque. J’ai tiré pour leur faire peur ». Il ne savait pas non plus que les gendarmes, appelés quelques minutes avant, allaient arriver dans le quart d’heure suivant.
    « Lorsqu’il est débordé il fait usage d’une arme. A-t-il pris conscience de la gravité ? Non. Pour l’avenir je me fais du souci (...) C’est un acte criminel », lance la vice-procureur. « Deux impacts de balles de cinq centimètres de diamètres qui traversent la tôle et le doublage en bois du véhicule, ce n’était pas du petit plomb », signale-t-elle. Elle requiert 18 mois d’emprisonnement.
    L’avocate de la défense précise que les impacts sont à plus de deux mètres de hauteur. « Comment peut-on penser un seul instant qu’il visait quelqu’un ? », questionne-t-elle. Elle ajoute : « Il faut bien avoir à l’esprit que le monde de la nuit est un monde à part. » Elle plaide pour la peine plancher « grandement suffisante ».
    Au final, le tribunal condamne Laurent Michel-Villaz à un an d’emprisonnement, avec maintien en détention. La constitution de partie civile a été renvoyée au 13 janvier prochain à 14 heures.
    Source: ledauphine.com (transmis par Delmontey), le 27/11/10."


    Il reste encore dans la profession des "rambos" armés jusqu'aux dents, et ayant un pois chiche en guise de cerveau.
    Même si son avocat plaide que le monde de la nuit est "un monde à part", certains cow-boys ne devraient plus tenir une porte.

    BASTIAN
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    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Dim 28 Nov 2010, 02:46

    claude1 a écrit:"Je voudrais bien savoir ce qui arrive à voie puun "videur" quand il met un individu en état d'ivresse à la porte sur la voie publique, et qu'il lui arrive un accident ? Enfin je connais la réponse : Fresnes ou Fleury."


    Le videur se doit de vérifier que l'alcolo de service est accompagné ou pas par un (ou des amis).
    S'il ne l'est pas, appel du 17 afin que le lascar soit amener en cellule de dégrisement, aux bleus de prendre aussi leurs responsabilités.
    L'une des missions d'un videur est aussi de veiller à ce que les barmans ne servent pas une personne déjà "bien entamée", même si le patron de la disco n'est pas d'accord, à charge pour le resp. sécu d'expliquer au-dit patron les risques qu'il encoure de "saoûler" un gus qui tentera de prendre son volant après.

    BASTIAN
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    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Dim 28 Nov 2010, 03:55

    Didier a écrit:Bah ça tombe bien:
    "Un an de prison pour le portier de la boîte de nuit

    Un an de prison pour violence avec usage et menace d’une arme. C’est la peine-plancher qui a été appliquée au vu des récidives de Laurent Michel-Villaz. L’Aixois a déjà eu droit à dix mentions sur son casier judiciaire depuis l’an 2000. Cet homme de 41 ans comparaissait à nouveau, hier, devant le tribunal correctionnel. Cette fois-ci pour avoir tiré des coups de feu dans la nuit du 20 au 21 novembre devant la boîte de nuit l’Embarcadère à Grésy-sur-Aix.
    Ce dimanche, une rixe se déclenche peu avant la fermeture de l’établissement. Laurent Michel-Villaz est physionomiste. Un groupe de trois hommes s’approche et se voit refuser l’entrée. Ils sont saouls et la boîte de nuit va fermer. Le portier leur barre l’entrée. Il appelle en renfort deux collègues.
    L’un des individus refoulés s’énerve. Il est aspergé de gaz lacrymogène. Fou de rage, il monte dans une voiture et pousse les pierres qui bloquent l’accès de la discothèque à tout véhicule. Nouvelle salve de lacrymogène. Les trois amis remontent dans la camionnette avec laquelle ils sont arrivés. Ils semblent partir, mais le véhicule cale. Laurent Michel-Villaz va alors dans sa voiture et en sort un fusil. Il tire une fois en l’air, puis deux fois à l’arrière du fourgon. Personne n’est touché.
    L’auteur des tirs rentre chez lui et jette l’arme dans un conteneur poubelle. Il n’a pas d’autorisation de détention. Placé en garde à vue, il nie les faits jusqu’à l’issue de l’enquête où il finit par avouer s’être servi de la carabine pour protéger les clients à l’intérieur de l’établissement. « Ce tir aurait pu blesser voire tuer quelqu’un » imagine à haute voix le président du tribunal.
    Le prévenu s’explique : « On ne savait pas s’ils allaient tenter de rentrer avec le véhicule dans la discothèque. J’ai tiré pour leur faire peur ». Il ne savait pas non plus que les gendarmes, appelés quelques minutes avant, allaient arriver dans le quart d’heure suivant.
    « Lorsqu’il est débordé il fait usage d’une arme. A-t-il pris conscience de la gravité ? Non. Pour l’avenir je me fais du souci (...) C’est un acte criminel », lance la vice-procureur. « Deux impacts de balles de cinq centimètres de diamètres qui traversent la tôle et le doublage en bois du véhicule, ce n’était pas du petit plomb », signale-t-elle. Elle requiert 18 mois d’emprisonnement.
    L’avocate de la défense précise que les impacts sont à plus de deux mètres de hauteur. « Comment peut-on penser un seul instant qu’il visait quelqu’un ? », questionne-t-elle. Elle ajoute : « Il faut bien avoir à l’esprit que le monde de la nuit est un monde à part. » Elle plaide pour la peine plancher « grandement suffisante ».
    Au final, le tribunal condamne Laurent Michel-Villaz à un an d’emprisonnement, avec maintien en détention. La constitution de partie civile a été renvoyée au 13 janvier prochain à 14 heures.
    Source: ledauphine.com (transmis par Delmontey), le 27/11/10."


    J'oubliais l'essentiel : la formation, aucunes notions juridiques de la part du videur, la gestion de conflits ce doit être l'arlésienne pour lui etc, etc...

    BASTIAN
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    Re: Une nuit avec des videurs.

    Message par BASTIAN le Dim 28 Nov 2010, 04:05

    Un stage pour obtenir ceci : http://www.adefih.org/certificat-referentiel-37.htm devrait éviter de tels dérapages.
    Et redorer l'image de la profession tout en professionnalisant certains agents.

      La date/heure actuelle est Mar 22 Mai 2012, 07:49